« Veille Tech » du mois
(Février) → Tech me to the moon. Aborder la tech avec poésie et style + focus serré sur les données ou tendances digitales.
Bienvenue aux nouvelles lectrices et nouveaux lecteurs de Tech Zen pour cette 53e édition qui change un peu de forme, mais pas de fond. Plutôt une redistribution.
J’ai travaillé mon calendrier édito dans les coulisses afin de servir plusieurs intérêts de mon audience et ne pas seulement parler de tech pure.
Mon objectif reste de (re)mettre l’humain au centre des préoccupations, la tech pour la tech n’a pas d’intérêt.
Ceci dit, aborder les tendances est essentiel pour comprendre les enjeux actuels du monde digital.
Ne vous désabonnez donc pas si cette édition se concentre sur un sujet de curation cette fois-ci, car la suivante sera géniale (sujet à la fin).
J’aimerais suivre une cadence qui me permettrait de mieux servir mes cher(e)s abonné(e)s que vous êtes, et d’avoir des contenus moins denses.
Sem. 1 : sujet principal
Sem. 2 : points ou détails d’une problématique
Sem. 3 : cas client, cas d’école, exemples
Sem. 4 : veille tech IA, conformité, sécurité
Je tente !
J’ai aussi décidé de ne plus numéroter les Capsules et soigner le sous-titre.
Je proposerai régulièrement un index pour mes abonnés.
C’est parti pour la veille de la tech web.
Et si vous arrivez ici par hasard…
Je suis Frédérique Game, créative technophile et ex‑juriste. Je conçois et j’orchestre des systèmes digitaux plus sûrs, plus clairs et plus humains pour des entrepreneurs, des agences et des organisations qui n’ont pas envie de devenir experts cyber, mais qui refusent de naviguer dans le flou.
Tech Zen, c’est ma lettre pour vous aider à :
sécuriser votre écosystème digital
comprendre ce qui se passe sous le capot de vos sites & outils
et remettre la tech à sa juste place : au service de votre activité & vos clients.
Au sommaire
Tendance du mois (IA / menaces / usages)
Zoom conformité & RGPD
Tips & tricks actionnables
Le mot de l’agence
Tendance du mois
L'IA rend le phishing (presque) indétectable
Vous vous souvenez des e-mails frauduleux bourrés de fautes ? C’est terminé. En 2026, les campagnes de phishing générées par intelligence artificielle sont 4,5 fois plus efficaces que les anciennes versions (source). Les messages sont personnalisés, bien rédigés, contextualisés — parfois même adaptés à votre secteur d’activité.
Le phishing reste le point d’entrée n° 1 des attaques, il est impliqué dans 60% des compromissions, malgré les protections existantes. Et ce n’est plus réservé aux grandes entreprises : les indépendants et petites structures, souvent moins outillés, sont des cibles de choix (source).
Les attaques par SMS (smishing, + 58%) et par téléphone (vishing, + 41%) explosent aussi (source).
Ce que ça change pour vous :
Méfiez-vous même des messages bien écrits qui créent un sentiment d’urgence comme : « Votre compte sera suspendu » ou « Facture impayée ».
Vérifiez toujours l’adresse e-mail de l’expéditeur, pas juste le nom affiché.
En cas de doute, ne cliquez pas : allez directement sur le site officiel du service concerné.
L’outil n’est pas le problème. C’est la façon dont on l’utilise et dont on reste vigilant qui fait la différence — que l’on soit sur WordPress, Webflow, Shopify ou n’importe quelle plateforme.
Message à marteler pour vous ou vos équipes :
Ce n’est pas à vous de devenir expert·e en cyber, mais de mettre en place 3 filets de sécurité simples : mots de passe solides, gestionnaire de mots de passe, MFA partout où c’est possible.
Zoom conformité & RGPD
Cookies et mentions légales : la CNIL serre la vis (même pour les petits)
La CNIL a publié son bilan 2025 : 83 sanctions pour un montant total record de 487 millions d’euros d’amendes. Et attention, ce ne sont pas que les géants du web : plus de 60% des sanctions cookies visaient des PME en 2025.
La CNIL utilise désormais des robots automatisés pour scanner les sites et détecter les bandeaux cookies non conformes. Vous avez un site ? Vous êtes potentiellement dans le radar (source).
Les 4 réflexes conformité de base :
Mentions légales à jour sur votre site (nom, SIRET, hébergeur…). Leur absence peut coûter jusqu’à 75 000 € à un entrepreneur individuel.
Politique de confidentialité claire : expliquez quelles données vous collectez, pourquoi, et combien de temps vous les gardez.
Bandeau cookies conforme : le bouton « Refuser » doit être aussi visible et accessible que le bouton « Accepter ». Les cookies non essentiels (Google Analytics, Facebook Pixel, YouTube embarqué…) ne doivent se charger qu’après consentement.
Registre des traitements : un simple fichier Excel suffit pour les petites structures. Listez-y vos traitements de données (fichier clients, newsletter, formulaire de contact…). Lire aussi cet article.
Le RGPD s’applique à toutes les structures, quelle que soit leur taille, dès lors qu’elles collectent des données permettant d’identifier une personne. C’est le minimum vital — et c’est tout à fait faisable. Indépendants ? Vous êtes bien sûr concernés (source).
Appliquer le RGPD n’est pas seulement une contrainte :
Ce n’est pas que pour la CNIL : c’est aussi une façon de rassurer vos clients professionnels qui vous confient leurs propres données.
Tips & tricks actionnables
Le geste du mois : faites le ménage dans vos accès SaaS
Vous utilisez Canva, Notion, Calendly, Mailchimp, un outil de facturation…
Au fil des mois, des comptes restent actifs alors que vous avez changé de prestataire, qu’un(e) collaborateur(ice) est parti(e), ou que vous n’utilisez tout simplement plus l’outil.
Chaque compte oublié, c’est une porte d’entrée potentielle vers vos données clients ou vos fichiers.
Votre check-list 5 minutes :
Ouvrez chacun de vos outils en ligne et vérifiez la liste des utilisateurs actifs. Désactivez ceux qui n’ont plus rien à y faire.
Activez l’authentification à deux facteurs (2FA) partout où c’est proposé — en priorité sur votre messagerie, votre hébergeur et votre outil de facturation.
Petite nouveauté à connaître : les passkeys (ou « clés d’accès »). C’est une méthode de connexion sans mot de passe, proposée par Apple, Google et Microsoft. Vous vous connectez avec votre empreinte digitale ou Face ID, et aucun mot de passe ne circule sur le réseau. Résultat : impossible à hameçonner. Si l’un de vos outils le propose, testez-le !
Bonus : vérifiez que votre gestionnaire de mots de passe est bien à jour. Si vous n’en avez pas encore, c’est LE geste à fort impact de ce mois-ci. Un gestionnaire de mots de passe crée, stocke et remplit automatiquement des mots de passe uniques et robustes pour chacun de vos comptes. Fini le même mot de passe partout (on ne juge pas, on agit 😉).
Trois options accessibles :
Bitwarden : gratuit, open-source, multi-appareils. Idéal pour démarrer sans budget.
Dashlane : interface en français, très simple, VPN inclus dans le forfait premium. Solution française. C’est la solution que j’utilise.
KeePass : 100% gratuit, recommandé par l’État français (ANSSI), mais un peu moins intuitif.
Comment s’y mettre en 5 minutes :
Choisissez l’un des trois et créez votre compte (ou installez le logiciel).
Installez l’extension navigateur associée.
Commencez par y enregistrer vos 5 comptes les plus sensibles (banque, e-mail pro, hébergeur, admin site, outil comptable).
Pour chacun, générez un nouveau mot de passe unique via le gestionnaire.
Activez la double authentification (2FA) sur votre gestionnaire lui-même — c’est le cadenas du cadenas.
Le mot de l’agence
Chaque mois, les gros titres parlent de failles critiques — ce mois-ci, un plugin de sauvegarde WordPress (WPvivid) utilisé sur 800 000 sites a exposé ses utilisateurs à une prise de contrôle totale, simplement parce qu’une mise à jour n’avait pas été faite (source). Cependant, le vrai sujet n’est jamais « WordPress est dangereux » ou « tel outil est risqué ».
Le vrai sujet, c’est : est-ce que votre écosystème digital est entretenu, configuré avec soin, et à jour ?
On ne choisit pas d’être une cible, mais on peut choisir de ne pas être une cible facile.
Chez Colormyweb, on le répète souvent : un site sûr et conforme, ce n’est pas une question de taille ni de budget. C’est une question de bons réflexes, entretenus régulièrement.
Le risque ne vient jamais d’un outil en particulier — WordPress, Webflow ou autre — mais de la façon dont on configure, met à jour et entretient son écosystème digital. Un plugin pas mis à jour, un accès oublié, un bandeau cookies ignoré… Ce sont ces « petits » oublis qui s’accumulent.
La bonne nouvelle ? Chaque action compte et 10-15 minutes par mois pour vérifier vos accès, vos mises à jour et votre conformité, c’est déjà un énorme pas en avant.
Chez Colormyweb, on accompagne des indépendant·es, des centres de formations, des TPE pour que leur site et leurs outils travaillent pour eux — pas contre eux.
Un site fiable, accessible, conforme, ce n’est pas un luxe réservé aux grandes entreprises. C’est un socle de confiance pour vos clients et une tranquillité d’esprit pour vous.
Besoin d’un regard extérieur sur votre écosystème digital ? On est là pour ça 💛
Actu et mot de la fin
C’est fini pour aujourd’hui. Merci 🙏🏻 d’avoir lu jusqu’ici.
Vive la ligne éditoriale, car elle fixe le sujet de la prochaine édition : Google voit du spam, vous voyez votre site normal. Je parlerais du cloaking SEO.
🌟 À mardi prochain !
OFFRE DU MOMENT
Je vous propose un appel découverte offert d’une vingtaine de minutes pour faire le point sur votre situation, vos besoins et les options les plus adaptées à votre structure.
Vous avez aimé cette édition ? Laissez un petit commentaire, il est bienvenu.


